dimanche 25 mai 2008

NYC Jour 4

Déjà dimanche, le temps passe vite ! Il est grand temps de visiter le siège de l'ONU. La visite était brève et intéressante, du tout bon. Mon seul regret, c'est de voir une organisation partant de si bons sentiments se faire parfois bafouer ouvertement par les grandes puissances, comme ça a été le cas pour l'Irak. Un bon point : le siège peut se visiter comme un musée, on passe son temps à se dire "ooh, c'est beau". Au rez-de-chaussée, il y avait une exposition de caricatures parues dans la presse internationale, contre la guerre, l'absence de liberté de la presse, le manque d'éducation, etc.


Une fresque de José Vela Zanetti, suivie de la salle de Conseil de Sécurité (quinze membres, dont cinq permanents), la salle du Conseil de Tutelle, et la salle du Conseil Economique et Social, organe majeur qui coordonne les activités économiques et sociales de l'ONU.







Une mosaïque tirée du tableau Golden Rule, de Norman Rockwell et la salle de l'Assemblée Générale.

Et une fois la visite de l'ONU terminée, on est allé manger japonais. OH MY GOD. BEST. MEAL. EVER. Je m'en souviendrai encore dans vingt ans (c'est bien, je vais passer pour un gros morfale auprès des lecteurs de ce blog. Ça aide pour la réputation).

Puisque précédemment, nous n'avions pas eu l'occasion de visiter la Public Library, nous avons réparé cette erreur. L'expo à voir, c'était celle consacrée à Kerouac et à la Beat Generation. Beaucoup de choses à lire, de photos et de documents d'époque, mais le "clou du spectacle", c'était le manuscrit original de On The Road, le parchemin de 120 pieds dont seuls les 60 premiers étaient déroulés et visibles (en sortant la calculette, ça nous fait grosso modo une bonne vingtaine de mètres. Vous ai-je déjà parlé de ma haine du système impérial ?).


Diverses vues de la bibliothèque.










Une citation pertinente, et d'autres vues de la bibliothèque.


Ceci est une photo floue.

Visiter la librairie, c'est s'approcher du Rockefeller Center et son attraction Top of the Rock, une autre occasion de voir la ville d'en haut, même si le sommet n'est pas aussi élevé que celui de l'Empire State Building. Je ne sais pas pourquoi, j'ai bien aimé l'ambiance dans le Rockefeller Center (peut-être la présence du Starbuck's, qui sait) malgré le monde. Mais ne grillons pas les étapes, parce qu'avant cela, nous avons pénétré dans la cathédrale Saint-Patrick, qui était squattée par la communauté hispanique pour une grande messe ou je ne sais quoi. Tout pour nous embêter en somme.


Un Atlas art déco au Rockefeller Center, le parvis de la cathédrale Saint-Patrick, la nef de cette même cathédrale, et l'Empire State Building vu du Rockefeller Center.










New York by night, et des français (flous et frigorifiés).

vendredi 23 mai 2008

NYC Jour 3

Troisième jour, jour de l'Empire State Building ! Encore une fois, c'était relou, rapport à la foule et à l'attente, mais l'intérieur du bâtiment est joli (j'adore l'art déco) et la vue vaut le coup, même s'il n'a pas fait très beau ce jour-là. Sur les photos, vous pouvez voir le Chrysler Building, le MetLife Building, ainsi que le quartier des affaires, au sud de Manhanttan. Et deux pigeons aussi. Et des vues plongeantes impressionnantes. L'Empire State Building comme si vous y étiez ! Que d'émotions, le blog de Nico.






Juste à côté de l'Empire State Building, il y a le grand magasin Macy's, dans lequel on est entré en coup de vent. Nul. Sans commune mesure avec Harrods. Encore un domaine où les anglais surpassent les américains, tiens ! Avant de parler de Chinatown (c'est là que nous avons mangé), il faut que je digresse sur un sujet qui me tient à cœur : les repas. Ils étaient fabuleux ! Bon, peut-être que vivre à Charlottesville m'avait déshabitué à la bonne chère, mais j'ai été agréablement surpris. On mange mieux à New York que partout ailleurs aux Etats-Unis (enfin, je dis ça, mais je ne suis jamais allé en Californie et dans l'Ouest en général. Et j'ai très bien mangé à Charleston !). En l'occurrence, on est tombé dans un boui-boui asiatique (je ne sais plus de quel pays, mais pas chinois) où on s'est bien repu, même si les proprios avaient l'air de tirer la gueule parce qu'on parlait trop fort. Pas grave hein, on a l'excuse qui tue : on est français !

Donc, donc, avant ça, on a émergé via une bouche de métro dans le quartier le plus pittoresque de Manhattan, j'ai nommé Chinatown. Quartier bien chaotique, aucune place pour marcher, et des vendeurs à la sauvette qui hèlent le chaland pour essayer de refourguer leurs contrefaçons : "Cidi, dividi, cidi, dividi, ouatchizzz". On ne s'est pas attardé trop longtemps, mais assez pour faire du lèche-vitrine et visiter le temple bouddhiste local.





New York Public Library, celle dont ils brûlent les bouquins dans The Day After Tomorrow pour se réchauffer et survivre. Quelle honte ! On ne brûle pas les bouquins, on se laisse mourir de froid !


Vu dans le métro. Je suis fan ! Le petit bonhomme habillé en bleu doit être gauchiste ou fonctionnaire.


La bourse de Wall Street by night.


NYC Jour 2

Deuxième journée, journée magnifique ! Nous nous sommes pointés à Battery Park, à l'extrémité sud de Manhattan pour prendre le ferry qui nous a emmené vers Liberty Island et Ellis Island. Il y avait des kilomètres et des kilomètres de queue. Heureusement que Morgan, qui est agile et malin comme la fouine des prairies, a dégoté trois billets chez un gars qui en vendait à la sauvette, nous évitant ainsi des heures d'attente. Quel homme !


"Lumberjack" Morgan, coureur des bois de son état ; le rôdeur le plus implacable de Battery Park, et tout le Canada.

Pour ce qui est de Liberty Island, il n'y a pas grand chose à dire, puisqu'on ne pouvait pas monter dans la tête de la statue comme c'était possible à l'époque, et que le mini-musée consacré à Miss Liberty était blindé de monde. Nous n'avons pas eu le courage de faire la queue pour si peu. Restent les photos, pour le plaisir des yeux :



Sur le ferry : vues de Manhattan et de Ellis Island.











De même.










J'adore cette photo !


Vous pouvez le dire : on fait super bien la Statue de la Liberté.













Remerciement à Stephanie pour les poses mythiques et à Julian pour les jolies incrustations photoshop. C'est la lutte finale, Tovaritch !

Ellis Island, haut lieu de l'immigration américaine. Un musée très bien fait, avec des panneaux expliquant bien les flux migratoires. Les salles attenantes au grand hall, qui faisaient office de bureaux médicaux à l'époque, ont été reconverties en expositions sur l'arrivée des immigrants sur le sol américain, et la façon dont ils étaient "traités". Bien que Morgan ait apprécié (à sa juste valeur, ne le nions pas!) la muséographie de l'endroit, Stéphanie et moi croyons fermement à l'apprentissage par l'expérience, au didactisme empirique, et plus que tout, à la puissance de la reconstitution historique. C'est pourquoi nous avons tous deux revécu l'attente angoissante de l'immigré gisant sur le sol du grand hall, entouré de sa famille et de ses congénères.


"Sivouplé...une pièce ou deux...yé souis yougoslave, sivouplé..."


"Tu es serbe, ou tu es croate ?"


"Euh...Yé souis portouguèche, sivouplé, j'ai faim..."


♫ Oh, say does that star-spangled banner yet wave
O'er the land of the free and the home of the brave...♪




La journée s'est achevée sur la visite de ce qui restait du World Trade Center, en passant par Wall Street et Trinity Church. Ground Zero, pour l'instant, c'est un grand cratère en attendant la construction d'un mémorial à la hauteur de la tragédie. Il y a des travaux partout, et ce n'est pas forcément facile de trouver un bon angle de vue (pour ce qu'il y a à voir, de toute façon...). Eventuellement, il y a le World Financial Center, un grand centre commercial, qui offre une meilleure vue.


Wall Street, Trinity Church, et la preuve (s'il en fallait une) que les américains sont très précis dès qu'on touche à la loi.











Les jardins intérieurs du World Financial Center, et une curiosité, le Irish Hunger Memorial, une reproduction d'un paysage irlandais pendant la Famine, à deux pas de Ground Zero (enfin, sur la photo on voit la Hudson River du mémorial, et pas le mémorial lui-même).