vendredi 23 mai 2008

NYC Jour 1

Arrivés à Penn Station, à côté de Madison Square, premier choc culturel et visuel ("oh, c'est grand, oh, c'est lumineux, oh, y a de la pub partout, oh, y a tellement de gens qu'on peut à peine respirer"). Lecteur de ce blog, si un jour tu visites New York, préfère le mois de Mai à Décembre. Plus calme. Moins frénétique. Et moins froid. On avait vraiment l'impression de se balader dans une Babylone du XXIeme siècle (j'avais l'impression d'entendre plus parler français qu'anglais dans les rues). On a calé directement à nos hôtels respectifs (j'étais dans le quartier de Chelsea entre la 7eme et la 8eme avenue, dans une auberge de jeunesse vraiment limite, mais à cette période de l'année il n'y avait que ça).



Jeudi matin, rendez-vous avait été donné à Times Square, l'endroit le plus génial de la ville si l'on n'est pas agoraphobe et qu'on aime les magasins. J'en ai profité pour établir mon quartier général au Starbuck's du coin, pourvoyeur de petits-déjeuners trendy, et, je dois le dire, dès le premier jour, j'avais déjà tout du New Yorkais natif, prenant ma collation en marchant dans Times Square, muffin dans la main gauche et chocolat chaud dans la droite, ouais, comme dans Sex and the City, exactement. Une performance que Steph' et Morgan m'ont envié pendant tout le séjour. Côté boutiques, on a de tout, du plus classique (Hard Rock Café, Virgin, studios télés et tutti quanti) au plus original (M&M's World, des toilettes payantes de la taille d'un multiplex, etc.)


Times Square au petit matin ; petite pose devant notre point de ralliement quotidien, le poste NYPD du coin, l'entrée de la boutique M&M's.












Le calcif M&M's Peanut...what else ?

Après ça, on a marché vers Central Park pour aller dans le coin où sont concentrés la majorité des grands musées. Petite halte près du Dakota, l'immeuble non loin duquel John Lennon s'est fait descendre et où vit actuellement Yoko Ono. A la même hauteur, une portion de Central Park a été renommée Strawberry Fields et arbore un mémorial. Il faisait maussade ce jour là, dommage, mais on a pu visiter le parc plus en détail à la fin du séjour.



Puis, visite du Metropolitan Museum of Art (Le "Met"). Si Philadelphie avait son Louvre, New York ne démérite pas, loin de là, puisque le Met doit certainement être le musée le plus complet des Etats-Unis. Morgan et moi on a commencé à faire enrager la pauvre Stéphanie en squattant pendant des heures les sections sur les armes à feu d'époque et l'art ottoman. Je tiens à la féliciter ici même, sur ce blog, pour sa patience et son abnégation (roflmao). Par contre on a été pris à notre propre piège, parce qu'à trop s'attarder dans les salles du rez-de-chaussée (art océanique et gréco-romain), on nous a défendu de monter au premier étage, fermeture du musée (à 17 heures...) oblige.



Pour terminer la journée, petite balade pour découvrir la ville by night, et atterrir à Grand Central Terminal, où des chants de Noël et du Tchaïkovski passaient en boucle dans le grand hall de gare. C'était blindé de monde, est-il utile de le préciser. Puis ciné à Times Square - je mentionne ça pour souligner la taille des multiplex, sans commune mesure avec ceux qu'on trouve en France.

Micro-trottoir ; propos recueillis dans la file d'attente de l'AMC Times Square : "Mais non Steph', tu vas voir, il y a peut-être des zombies dans
I am legend, mais y a rien à craindre, ce sont de gentils zombies..."

Qu'est-ce qu'il faut pas entendre.




-10°, -15°, -20°....c'est le Nooorrrrrd.


Après l'escapade au soleil, j'ai pris l'avion jusqu'à Détroit puis une espèce d'estafette à dix places pour rejoindre la charmante ville de London, en Ontario (enfin, ce qui dépassait des trois mètres de neige était charmant). Stéphanie et Morgan m'attendaient à l'arrivée, et j'ai pu me rendre compte en moins de cinq minutes qu'ils avaient, en moins de quatre mois, été complètement canadaïsés : trois pulls pour "s'protéger de la mââârrde blanche, là", et vas-y que j'te sacre comme le natif là, câââlisse. Beau, le pays, mais rude. Je ne crois pas me souvenir avoir vu le soleil pendant trois jours. Lorsque nous n'étions pas planqués dans notre basement à regarder des épisodes d'Happy Tree Friends, eh bien, Momo et Steph' m'ont fait visiter le campus où ils bossaient. Campus génial, plus grand qu'UVA à vue de nez, avec toutes les fioritures auxquelles l'Amérique du Nord nous aura habitué (ciné, piscine, magasins, tout ça). Bien sûr, fallait imaginer, parce que sous la neige et pendant les vacances, ça faisait un peu ville fantôme. Illustrations :


Steph et Morgan devant une patinoire, juste à côté du marché de London dont j'ai oublié le nom (mea culpa, mea coule plus). La même avec votre serviteur qui a froid (aglagla). Ah ouais ! Faut que je vous parle de mon bonnet. Je l'ai acheté à titre préventif (et j'ai rudement bien fait), et j'ai opté pour le orange fluo, parce qu'on vient d'UVA, ou on n'en vient pas. A New York je me suis même fait invectivé par des étudiants de Virginia Tech. Sont jaloux parce que leur fac n'a pas été fondée par Jefferson himself, arh arh ! Vient ensuite le marché dont je viens de parler, puis, last but not least, un virginien batifolant dans la neige (le virginien, par essence, devient tout foufou dès qu'il est mis en présence d'un peu de poudreuse).





La Tour d'UWO en hiver, UWO encore, et des décorations de Noël (les canadiens sont petits joueurs face aux décorateurs de la Caroline du Sud). Et une photo du réveillon de Noël.












Photos du réveillon, suite et fin. On notera : 1) L'enthousiasme de Nico devant la bonne chère. 2) L'enthousiasme de Stéphanie à l'ouverture des cadeaux (ouh, le petit regard chafouin). 3) Morgan reste super solennel. Ce mec gère à mort. Au passage, félicitations aux cuistots pour ce repas !










Le 26 décembre, nous étions censés nous lever vers quatre-cinq heures du matin pour nous rendre à Toronto en bus, puis pour prendre le train vers New York. Soit on se couchait tôt, soit on tentait la nuit blanche. Trop d'excitation ("New York, New York !!!"), on a opté pour la seconde solution. Le voyage était monotone, sauf à la frontière, où les canadiens ont été embarqués par les services d'immigration U.S., pour vérifier qu'ils n'avaient pas collaboré avec le Troisième Reich entre 39 et 45, pour les marquer au fer rouge et leur implanter des puces électroniques sous la peau. Mais ils ont réussi à passer. Huzzah !



Trois photos de Toronto, pas plus, nous ne sommes restés que vingt minutes dans la ville. A noter quand même, les mecs qui font la queue à six heures du mat' pour les soldes.

Le 26 au soir...Nous y étions !

Charleston, SC : l'hiver au soleil

C'est juste après le rush de fin de semestre que je suis parti en Caroline du Sud, à Charleston, dans ce qui est, rétrospectivement, le plus bel état des États-Unis qu'il m'ait été donné de voir cette année. Claudine, amie de longue date de ma tante, et son mari Louis ont eu la gentillesse de m'accueillir chez eux, à l'approche de Noël, pendant plusieurs jours, et je profite de ce billet pour les remercier une fois encore. Charleston, en plus d'être une ville historique (c'est là qu'a débuté la Guerre de Sécession), est une ville chaude, agréable, où l'on comprend bien qu'on est dans le Sud. Pour un pauvre lecteur grelottant qui venait de passer une semaine sur ses copies dans le froid virginien, c'était le bonheur absolu. Lors de mon premier jour à Charleston, Louis m'a fait visiter la ville et les environs, notamment le quartier sud du centre-ville historique. C'était très calme, très civilisé, très caribéen. Nous avons passé un peu de temps sur la Promenade des Anglais locale, "The Battery", non loin de l'endroit où Stede Bonnet, gentleman pirate, a été pendu par les autorités de Caroline du Sud. La grande majorité des maisons dans le coin on un charme très Deep South, avec leurs piazze (porches à colonnade) et leurs couleurs pastels. Balades sur le bord de mer également, tout près de Fort Moultrie, monument historique qui date de la guerre d'indépendance. Dans le ciel, des turkey vultures.


Le centre historique de Charleston, et sur la seconde photo, le Arthur Ravenel Jr. Bridge, qui relie Mount Pleasant et le centre-ville. Le bord de mer près de Fort Moultrie.









Fort Moultrie derechef, des résidences typiques de Charleston avec leur piazza, une vue de la Battery, et enfin l'Edmondston-Alston House, où Claudine a travaillé comme guide, et qu'elle m'a fait visiter quelques jours plus tard.








Vues de Charleston.


Photos prises au Holiday Festival of Lights, à James Island County Park. En Caroline du Sud, les gens adorent les décorations de Noël ; en sus d'organiser des festivals, ils passent des heures à enguirlander leurs jardins et leurs propriétés, jusqu'à la démesure. Ça donne des résultats impressionnants (par contre je n'ai pas de photo).

Le jour suivant, Louis et sa fille Cécile m'ont emmené visiter un marécage comme on en trouve dans le coin, à Cypress Gardens, tout près de Moncks Corner. Marécage où, comme le nom l'indique, prospère une forêt de cyprès. On nous a parqués dans une petite barque avec deux pagaies, et nous étions libre de nous balader où bon nous semblait. Détail important, sans les sagaces conseils de navigation de Louis, notre capitaine attitré ("mais Nico, pédale ! A gauche ! Pédale!" - "Mais, euuuh, je peux pas, y a un truc qui m'coince là..."), nous aurions sûrement péri d'une mort sinistre dans les eaux bourbeuses et noirâtres qui nous entouraient, empêtrés dans les racines des cyprès, et devenus des proies faciles pour les alligators qui infestaient l'endroit. Toutefois, les alligators susmentionnés ne sortent pas l'hiver (ou alors ils ont eu pitié de nous), de sorte que nous n'en avons pas vu des masses.


Le joyeux équipage en route vers une destination inconnue.











Le calme avant la tempête, un peu comme Samuel L. Jackson avant qu'il ne se fasse happer par un requin agile dans Peur Bleue.


C'est calme...bien trop calme...j'aime pas trop ça...je préfère quand c'est un petit peu trop moins calme...


Et ce qui devait arriver arriva (MWAR !).

Claudine m'a également fait visiter Boone Hall, une plantation du Grand Sud, où elle a travaillé comme guide également. L'endroit était magnifique, on était en plein roman de Margaret Mitchell, avec la spanish moss suspendue aux arbres et la majestueuse avenue qui menait à la résidence. Les images se passent de commentaires (si ce n'est que les esclaves créchaient dans les bicoques de brique).





On a terminé par une visite de l'Edmonston-Alston House (très belle bibliothèque) à Charleston, puis par la marché de la ville, ancien marché aux esclaves.


La mer vue de la piazza de l'Edmonston-Alston House.